Une vidéo docu déchirante de Che Apalache sur voyage du groupe à la frontière des États-Unis et du Mexique

Une vidéo docu déchirante de Che Apalache sur voyage du groupe à la frontière des États-Unis et du Mexique

En octobre dernier, le groupe argentino-américain Che Apalache s’est produit en Arizona, à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, à Sahuarita (AZ) et Nogales (Mexique).

Le voyage a permis au groupe de jeter un regard déchirant sur l’effet du mur frontalier de l’administration Trump et l’effet de ce dernier sur la vie de ceux qui vivent autour de lui.

 

Une visite qui suscite une réflexion politique

Guidé par le Révérend Randy J. Mayer (Pasteur de l’Église Unie Bon Pasteur du Christ), Che Apalache a pu visiter le mur frontalier et les installations qui l’accompagnent, et s’est rendu à pied dans le désert frontalier.

Ils se sont produits devant des migrants et des locaux au Mexique, et ont chanté leur chanson a cappella « The Wall » devant le mur actuel.

Cette semaine, ils ont lancé un documentaire qui explore ce voyage plus en détail et que vous pouvez regarder ci-dessous.

 

L’immigration : plus qu’un thème de chanson pour Che Appalache

L’immigration est un sujet puissant pour Joe Troop, leader informel du Che Apalache : Polymathe, polyglotte et grand voyageur, Troop a quitté la maison à un jeune âge, émigrant de ce pays à la recherche d’une vie meilleure.

Élevé dans le Piémont de Caroline du Nord, dans les contreforts des Appalaches, Troop a grandi au son du bluegrass et des jam sessions nocturnes dans les festivals, mais étant un jeune homme étrange du Sud, il ne se sentait plus bienvenu dans sa propre région natale.

Il s’est ainsi réfugié à l’étranger, a voyagé en Europe et s’est immergé dans ses deux grands amours : la musique et la langue.

Il a étudié l’espagnol en Espagne, a passé ses étés au Maroc et a finalement déménagé au Japon pour enseigner l’anglais. Toujours, il a trîné avec lui sa musique et son violon, reprenant des éléments de flamenco, de jazz manouche et de swing.

En 2010, Joe a immigré en Argentine et, cherchant à se faire des amis et à bâtir une scène, il a commencé à enseigner le bluegrass.

 

L’errance de Joe Troop : la naissance de Che Appalache, groupe roots avec conscience actuelle

Neuf ans plus tard, Che Apalache, dirigé par Troop, met en vedette trois grands musiciens latino-américains : Franco Martino (guitare), Martin Bobrik (mandoline) et Pau Barjau (banjo), originaire du Mexique.

Le célèbre joueur de banjo et pionnier du cross-genre, Béla Fleck, s’est tellement passionné pour le groupe qu’il a signé pour produire leur nouvel album’Rearrange My Heart’.

 

Plus récemment, le groupe a été nominé pour un GRAMMY dans la catégorie Meilleur album folk, ce qui est d’autant plus étonnant qu’ils sont très francs sur la politique d’immigration américaine actuelle. D’ailleurs, chose rare, l’album se trouve en rotation sur la liste de La Machine.

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